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Et si Dieu n’aimait pas les Noirs : Enquête sur le racisme aujourd’hui au Vatican
En janvier 1944, alors que les armées alliées font route pour libérer Rome, occupée par les nazis, le pape Pie XII exige, curieusement, qu’aucun soldat noir, africain, antillais, ou américain, ne soit déployé aux portes du Vatican.
En aout 1988, le secrétaire particulier de Jean-Paul II, l’évêque zaïrois Emery Kabongo, est sauvagement agressé, officiellement par des inconnus, à Castel Gandolfo, la résidence d’été du souverain pontife, pourtant si bien gardée.
Aujourd’hui, les prêtres africains, en poste ou de passage au Saint-Siège, se disent discriminés. Plusieurs ont même été bannis, pour avoir prolongé leur séjour italien, au-delà de la limite autorisée. Ils sont désormais mendiants et sans papiers.
Quant aux religieuses africaines, que les congrégations romaines font venir, pour palier la crise des vocations, elles constituent une main d’œuvre corvéable à merci. Désemparées, beaucoup d’entre elles échouent dans la prostitution !
Ce livre, fruit d’une minutieuse enquête, dévoile les ombres et contradictions d’une institution, qui n’arrive toujours pas à se débarrasser de ses propres préjugés sur les Noirs, qu’elle considérait, jadis, à l’image, non pas de Dieu, mais du diable !
Noirs dans les camps nazis
On ne connaissait pas tout de la seconde guerre mondiale. Ce livre le prouve en dévoilant un aspect totalement méconnu de ce drame que n’ont jamais évoqué les historiens : la déportation des Noirs dans les camps d’extermination de l’Allemagne hitlérienne. Africains, antillais, américains, eux aussi ont été pris dans la tourmente, arrêtés et déportés en raison le plus souvent de leur participation aux combats ou à des mouvements de résistance. Mis au rang de bête, parce qu’ils étaient noirs, ces hommes et ces femmes furent, dans ces camps, sujets à toutes les humiliations, comme ce ressortissant équato-guinéen, Carlos Greykey, qu’on affubla à Mauthausen d’un costume de la garde royale yougoslave pour servir de boy. Des témoignages hallucinants collectés en Allemagne, en France, au Sénégal, en Espagne, en Belgique, au Surinam, en Haïti, en Norvège, en Hollande, aux Etats-Unis et en Martinique auprès des survivants ou de leurs compagnons d’infortune. Des révélations également ! Savait-on que les fameuses lois de Nuremberg, réprimant les « non aryens » dès 1935, ne visaient pas que les juifs mais concernaient aussi les Noirs installés à l’époque en Allemagne. Ces Afro Allemands, stérilisés de force, faisaient d’ailleurs partie des premiers contingents de déportés envoyés par Hitler dans les camps de concentration bien avant guerre. Ce livre nous apprend aussi que ces camps de concentration allemands n’étaient pas l’œuvre des nazis. Les premiers ont été construits dès 1904 en terre africaine en Namibie pour éliminer le peuple herero opposé à la colonisation et aux armées du chancelier Bismarck. Autant de pages d’histoire inédites où l’on découvre, au fil des chapitres, les faits d’armes, au cours de la guerre, de ceux qui deviendront, par la suite, les grands leaders de la cause noire : Nelson Mandela, Martin Luther King , Léopold Sedar-Senghor, Félix Eboué ou encore Aimé Césaire.
Voir le documentaire de 52 minutes de Serge Bilé (intégral - en ligne)
Voir une ITV de l’auteur sur ce sujet
La légende du sexe surdimensionné des Noirs
Les peintures grecques et romaines l’ont souligné ; les théologiens chrétiens, juifs et arabes l’ont en chœur jadis avalisé ; les femmes en sont persuadées : les Noirs ont un sexe sur-di-men-si-on-né ! Tellement surdimensionné qu’il continue encore, aujourd’hui comme hier, de faire fantasmer et jaser. Ce livre retrace, avec minutie, l’histoire de ce qui fut, dès le départ, un monstrueux préjugé visant à rabaisser les Noirs au rang de bêtes, dotés à la place du cerveau, d’un pénis ” démesurément long ” ! Certains, durant l’esclavage, furent même utilisés comme de vulgaires reproducteurs. Et parfois ils devaient également satisfaire, de gré ou de force, l’appétit sexuel des femmes de leurs maîtres. Sous Louis XIV, les Noirs, tenus pour débauchés, effraient autant qu’ils
subjuguent. La reine Marie-Thérèse, qui fraie avec l’un d’eux, accouche - ô scandale ! - d’une petite négresse. Une page peu connue de l’histoire de France. Les Noirs seront aussi stigmatisés au cours des siècles, en Espagne, en Angleterre et en Russie notamment, où ils incarneront la fornication et le diable. Le poète martiniquais, Aimé Césaire, en fera même l’étrange expérience lors d’un voyage, avant guerre, en Yougoslavie. Que dire encore de ce médecin allemand, le docteur Stigler, qui ne trouvera rien de mieux à faire, en 1942, en plein conflit mondial, que d’étudier le pénis des prisonniers antillais et africains ? En Italie, c’est le grand quotidien La Repubblica qui, pour évoquer le sida et les comportements sexuels à risque, lance en 1989, une vaste campagne d’affichage montrant un Noir en train d’embrasser, à pleine bouche, sa
compagne… un singe ! Même dans le milieu du film X, les Noirs font sexuellement peur au point d’être souvent victimes de racisme. Cet ouvrage qui se lit comme un roman, démonte, sans détours et sans tabous, les mécanismes d’un stéréotype aux mille visages, hérité du passé. Il rappelle à tous, aux Blancs comme aux Noirs, que le préjugé sexuel est le frère jumeau du préjugé de couleur.
Quand les Noirs avaient des esclaves blancs
On ne peut s’imaginer, en regardant l’Afrique aujourd’hui, qu’elle a été le berceau de grandes inventions humaines et politiques. On lui doit, pourtant, les mathématiques, les droits de l’homme, le ministère de l’intégration, la parité homme femme, voire la découverte de l’Amérique ! C’est ce passé, glorieux et méconnu, que retrace ce livre, en plongeant au cœur des grands empires soudanais du Moyen Age. On découvre, au fil des pages, des civilisations, riches et puissantes, où l’écriture, les sciences, et les arts tenaient une place de choix. On découvre, au passage, les rapports, étonnants, qu’entretenaient Noirs et Blancs, et le cheminement, qui les mena à s’affronter au nom d’une domination et d’un pouvoir absolu. On découvre, enfin, des souverains, épris de conquêtes et de progrès, dans une Afrique flamboyante, dont la marche en avant sera stoppée, net, par les invasions arabe et européenne ! Un grand moment d’histoire qui tord le cou aux idées reçues, et aux clichés sur ” l’homme africain qui ne serait pas assez entré dans l’Histoire “.
Sur le dos des hippopotames : Une vie de nègre
Comment être noir dans la France d’aujourd’hui ? A travers son propre parcours, Serge Bilé propose des éléments de réponse aux questions que tout le monde se pose. De la Côte d’Ivoire de son enfance au chaos actuel de ce pays, de la province française des années soixante-dix où il a grandi à l’embrasement des cités, des problèmes de carte de séjour à la recherche de sa vraie place dans la France actuelle…, Sur le dos des hippopotames est d’abord un récit dont chaque étape (l’école de journalisme de Lille, la prison à Poitiers et à Abidjan, les rencontres avec Houphouët-Boigny ou Aimé Césaire…) permet de mesurer les bouleversements de la communauté noire depuis trente ans. Citant leurs interrogations : ” Les Noirs sont-ils des Français à part entière, ou des Français entièrement à part ? “, Serge Bilé affirme que la France ne peut aujourd’hui choisir qu’une seule voie, celle d’une révolution pacifique des mentalités, respectant l’histoire de chacun et permettant à tous de vivre ensemble. C’est la conviction qu’exprime avec force Sur le dos des hippopotames.
Le miracle oublié : Chronique des apparitions de la Vierge Marie en Martinique
On connaît l’histoire des apparitions de Lourdes et de Fatima qui attirent chaque année des millions de pèlerins du monde entier. On sait moins, en revanche, que la Vierge Marie est apparue à plusieurs reprises à quatre jeunes femmes en Martinique, le 26 décembre 1892. Ce miracle, authentifié et validé par les autorités religieuses de l’époque, a fait l’objet d’un minutieux rapport rédigé par un prêtre qui procéda à un interrogatoire serré des témoins de ces événements. Ce livre raconte par le détail la chronologie de ces manifestations, mais aussi la longue et difficile bataille qu’il fallut mener pour les faire reconnaître dans un contexte difficile marqué par l’éruption de la montagne Pelée qui fit trente mille morts et détruisit jusqu’aux archives de l’évêché relatifs à ces faits. On découvre l’étonnante ferveur religieuse qui animait la population de l’île au lendemain de l’abolition de l’esclavage. Et on comprend mieux, à la lumière de ces apparitions, l’impact de la religion catholique aujourd’hui dans cette partie du monde.
Dans un pays lointain, deux peuples se haïssent en silence: les bleus Sénouki et les roses Sakinou. C’est dans ce climat de “guerre froide” que vit et grandit le petit Tiwa, orphelin de père et de mère, élevé par sa grand-mère Mamikalina. En plus de la tendresse, c’est un beau rêve qui les unit et qu’ils partagent en secret: celui de voir les bleus Sénouki et les roses Sakinou réunis dans une paix sincère et durable. Réussiront-ils leur mission secrète? Tiwa et la pierre miroir est un conte symbolique qui traite du thème de la différence avec optimisme et qui transportera les enfants, ces hommes et ces femmes de demain, dans un univers magique.
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C♥9est tout est dérisoir et pourquoi tout se fait en Afrique, les guerres,…Alors qu’il ya la présence de soit disant grande puissance mais les guerres sur le continent noir continuent,…, pourquoi
Pourquoi ils continuent à expérimenter tout sur le continent noir, …, pourquoi
Merci et courage pour le bon travail que vous faites!
Cher Monsieur,
Les mots me manquent pour excuser ma cécité devant tous ces tableaux de dur et riche labeurs. A chaque fois, je me suis demandé pourquoi cette quelconque association publicitaire m’envoyait des pubs et textes sur les blacks ! Quel MAUDIT REFLEXE ! Ma réaction est impardonnable.
J’aurais dû me plonger dans vos travaux, exposés et représentations depuis longtemps. Où trouve -t-on vos ouvrages? A défaut, peut-on les acheter en ligne ?
Très long courage, Bravo et encore mille fois merci pour ces dévouements sur l’HISTOIRE. NOTRE HISTOIRE TANT RENIEE.
Engelbert
Bonjour Monsieux
Je viens de lire votre website et je suis tres content. Moi je suis Zairois mais vivant en Afrique du Sud. JE suis aussi un ecrivain pas encore punliblié. J’ecris aussi sur les suject Africans. Si vous avez du temp vous pouvez lire l’un de mes short stories. (En Anglais).
http://www.authorsden.com/adstorage/30501/genocide.doc
Mes sincere salutations
Qui peut mieux que Serge Bilé ?
Personne pour le moment.
M. Bilé,
Je suis prof de français aux Etats-Unis et je m’intéresse à faire une traduction en anglais du livre “Blanchissez-moi tous ces Nègres!” Contactez-moi par email si cela vous intéresse.
Sincères salutations.
[...] les journalistes de l’hebdomadaire satirique reprennent les révélations et le travail de Serge Bilé, auteur avec Audifac Ignace du livre Et si Dieu n’aimait pas les Noirs ? La malédiction de [...]